Les lumières du Sud-RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE JACMEL
 

  • Facebook - White Circle
  • Flickr Clean

LES FILMS

Les mégalopoles du Sud brésilien ont toujours attiré les habitants des Etats les plus pauvres du Nordeste. Certains réussissent, d'autres non. Mais tous restent des Nordestins.
Au rythme des repentes ou dans des joutes musicales, ces migrants du Nord racontent Sao Paulo, le futur de cette ville. Mais ils font surtout part, avec humour et dérision, de leur propre avenir, bien moins réjouissant.


 

À 60 ans, en raison d’une santé fragile, Toussaint doit s’installer chez sa fille Jazmin, qui vit à Mexico. D’origine haïtienne, Toussaint n’a jamais été capable de prendre racine nulle part. Il n’a pas été un père aimant et est un parfait inconnu pour Jazmin. Au gré de cette cohabitation forcée, Toussaint recompose le puzzle de son passé sous le regard tantôt sévère, tantôt bienveillant de sa fille. Il permettra à Jazmin d’aller de l’avant avec sa propre vie.

Port-au-Prince la nuit. Doc et Zoe viennent d’être embauchés pour livrer un colis anonyme. Leur travail comporte trois règles essentielles: ne jamais arrêter la voiture, ne jamais descendre les vitres, ne jamais ouvrir le coffre. Arrivés à un carrefour, ils tombent sur un chien. Chaque carrefour requiert un sacrifice. Leur décision changera leur route de manière irréversible.

Véritable plaidoyer pour une Haïti verdoyante, De Kiskeya à Haïti : mais où sont passés nos arbres ? est un film-documentaire de sensibilisation qui lance une alerte sur les défis de la déforestation. Il a été produit afin de transformer les idées de la population sur les enjeux de la dégradation de l’environnement. Ce film veut changer le regard de la société afin de mobiliser les acteurs à s’impliquer dans les efforts de reforestation.

Les images relatent la complexité du phénomène de la coupe du bois liés à la production du charbon et à la consommation des boulangeries, blanchisseries et de certaines usines. Il offre également des éléments de compréhension sur l’impact du commerce du bois pendant la période coloniale, l’occupation américaine et la dictature des Duvalier avec des entretiens et des archives inédites.

La coopération suisse en Haïti consciente des défis de la dégradation de l’environnement travaille activement depuis 2003 à la préservation de la Forêt des Pins. Les actions entreprises s’inscrivent dans une stratégie de préservation des espaces naturels en impliquant la population locale.

Le film de Mario Delatour, outil percutant de conscientisation aux problèmes de déforestation en Haïti, donne des clés historiques et sociales pour comprendre les impacts de la dégradation environnementale. La coopération suisse est fière de contribuer à une filmographie de référence en Haïti.

Haïti, cinq ans après le tremblement de terre...
Dans une petite ville de la côte oubliée par le reste du monde, la mer a envahie la terre et même si la mémoire des villageois est toujours hantée par le souvenir du désastre, la vie a continué...
Solaire et brumeux, Ayiti Mon Amour raconte l’histoire de ce traumatisme et de sa lente guérison avant que puisse se dessiner l’aube d’un renouveau. Tout au long du film, trois vies vont se heurter, s’entremêler et se répondre. Il y a d’abord l’histoire d’Orphée. Adolescent maladroit en passe de devenir un homme, accablé par la mort de son père, Orphée oscille entre les âges, les cultures et les mondes ; perdu entre fantasmes et réalité. Fasciné par les mangas, il a décidé d’apprendre le japonais par lui-même et il semble n’être compris par personne, si ce n’est pour le pêcheur Jaurès, son seul ami. Un jour, après une étrange rencontre avec une créature des fonds marins, il développe des pouvoirs électriques surhumains et doit faire face à de nouvelles responsabilités.
Le vieux Jaurès quant à lui, contemple ce monde qui change trop vite. Ces jours-ci, il est obnubilé par l’environnement qui se dégrade, la température de la mer qui augmente et par la sécheresse qui affame les vaches. Mais c’est la santé de sa femme adorée Odessa, alitée et neurasthénique, qui le préoccupe plus encore. Il est déterminé à tout faire pour qu’elle retrouve la joie de vivre même s’il doit se mettre en danger pour cela. Reste la belle Ama, la muse, l’âme errante... Personnage principal d’un roman qu’un écrivain sans inspiration peine à finir, après cinq ans à attendre la fin du chef d’œuvre promis, elle a décidé qu’il était temps de le quitter, lui et son livre, pour découvrir qui elle était vraiment.

Un voyage à travers les contes et les légendes pour découvrir Madagascar. Un périple entre le réel et l’imaginaire, teinté d’humour et de tendresse qui prend le parti de la tradition orale pour raconter la culture malgache.

Un homme misérable vagabonde dans les rues du Cap-Haïtien en rêvant à son royaume imaginaire. Il se prend pour le roi Christophe, le premier souverain du Nouveau Monde, ancien esclave et libérateur d'Haïti en 1804. Chassé de la ville, le "roi Chacha", comme on le surnomme, se réfugie dans les ruines grandioses du château Sans Souci en compagnie de Thimothée, un gamin des rues qu'il a pris sous son aile. Là, il reconstitue une "cour" de pacotille et règne par l'absurde.

Le film est une évocation du terrible séisme qui a ravagé la capitale d’Haïti le 12 janvier 2010, à travers la voix du plus grand poète haïtien vivant, Frankétienne, et de sa pièce prémonitoire « Le piège ». Tourné dans la grande cathédrale en ruines de Port-au-Prince, ce film est un chant de vie et de mort, une réponse poétique à la tragédie et au désespoir d’un peuple qui n’en finit pas de faire le deuil des 250 000 morts du tremblement de terre. Une production La Huit, en coproduction avec Les Productions Fanal et Trace TV, avec la participation de TV5 Monde et de l’Ambassade de France en Haïti, avec le soutien de la Région Ile-de-France, du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), de la Procirep, de l'Angoa et de la Fokal.

Les musiciens du groupe Madagascar All Stars, les six plus grands noms de la musique malgache, tous habitués aux scènes internationales, s'unissent et créent ensemble “un son” pour Madagascar. Ils se mobilisent pour défendre les ressources naturelles de leur île natale.
Filmé à une caméra et sans commentaire, le film les accompagne dans l’intimité de la création, au plus proche de la musique en train de se faire.

réalisé par TERENCE NANCE produit par Damned Films & Floréal films avec Aminata M'Bathie, Badara N'Gom, Naky
Sy Savané, Mama Faso (2016)

Marseille, aujourd’hui. Aminata travaille comme coiffeuse dans un salon afro, Badara comme mécanicien. Lorsqu’ils se rencontrent, leur histoire d'amour fait basculer leur vie.

Un homme reproduit malgré lui les actions de François Mackandal, célèbre esclave haïtien. Suivant un homme prisonnier d’une malédiction ancestrale, cette fable des temps modernes mélange les effluves du passé avec la résilience au présent.

Kahina, jeune mère incarcérée, a une semaine de permission pour passer Noël avec son fils. Sur les traces de son passé, elle va rencontrer Oussmane, rappeur à succès embourbé dans une petite vie bourgeoise et en couple avec Laure, une hôtesse de l’air sexy et hautaine rêvant d’être mère. 
Ces trois personnages aux caractères explosifs vont se rapprocher, se soutenir, s'affronter, dans la poursuite de leurs rêves. Et ensemble, ils vont tenter de répondre à cette question : Comment l'amour se construit-il ? Comment faire l'amour ?

Tourné sur une période de sept ans en Haïti, ce documentaire capte un regard rare sur un pays marqué par la pauvreté et une histoire de violence politique et trouve une histoire de transcendance et de grande humanité comme enfants et faculté de l'école de musique Sainte Trinité se tourner vers la musique pour libérer le pouvoir de leur propre vie.

Quand un tremblement de terre catastrophique détruit complètement l'école en 2010, une faculté étourdie et dévastée et un corps étudiant doivent ramasser les morceaux et trouver un moyen de s'adapter. Le dévouement mutuel et les possibilités que l'avenir leur réserve encore s'expriment dans les images d'enfants qui se répètent dans les décombres et dans le riche héritage musical dont ils ont hérité.

Quelle est cette « maladie de l’âme » qui ronge le peuple Haïtien ?

À travers ce film je cherche à comprendre cette forme de bi-polarité culturelle exprimé principalement à travers notre spiritualité en m'appuyant sur mon cheminement personnel, marqué par la maladie mentale de ma mère. Une maladie qui selon elle est une malédiction des esprits vodous.

Indigo et Spoonie tombent amoureux dans une série d'embrassades et de mots doux prononcés dans les quartiers étroits d'un bus de tournée et habilement illustrés à partir du millésime d'un smartphone, qui place le spectateur carrément entre deux amants à leur plus vulnérables.

Uzeyman saisit plus tard l'insécurité et l'aliénation qui peuvent laisser présager une relation délétère: le couple tombe amoureux par des échanges tout aussi intimes mais gênants et des pauses enceintes qui en disent beaucoup plus sur l'état de leur voyage, qui s'efface sur une série de des performances d'avant-garde et des échanges en coulisses qui donnent aux spectateurs un regard en coulisses sur les principaux acteurs du mouvement Afropunk.

Les armes de choix d'Uzeyman renforcent l'importance du phénomène culturel de centre-gauche, qui s'est développé au-delà des frontières Brooklyn à Atlanta et Paris ces dernières années. "

En 1895, les frères Lumière inventent le Cinématographe et tournent parmi les tout-premiers films de l’histoire du cinéma. Mise en scène, travelling, trucage ou remake, ils inventent aussi l’art de filmer.

Chefs-d’œuvre mondialement célèbres ou pépites méconnues, cette sélection de films restaurés offre un voyage aux origines du cinéma. Ces images inoubliables sont un regard unique sur la France et le Monde qui s’ouvrent au 20e siècle. Lumière, l’aventure du cinéma commence !

Une fille agitée rencontre un esprit qui lui donne de l'eau pure. Sa famille dévore l'eau délicieuse jusqu'à ce qu'ils commencent à soupçonner plus que l'origine de son goût.

Première sortie en 2016 

Emmanuel (Manno) Charlemagne, l’une des icônes de la musique populaire haïtienne des années 1970-1980 allait réveiller la conscience politique de toute une génération.